mise à jour le 8 mai, 2005 
Ma femme fait partie d’un « chantier éducation »
Elle : Qu’est-ce que tu dirais du temps libre de la mère de famille ?
Lui : Ah, tu as du temps libre toi ? Il ne me semblait pas…
Elle : Il ne s’agit pas de cela ; c’est le thème de notre prochain « chantier éducation » et c’est à moi de préparer ; il s’agit de discuter de ce que nous faisons du temps dont nous pouvons disposer. Tu pourrais m’aider ?
Lui : Bon… (silence)… dis, je trouve que « temps libre » cela sonne un peu « dilettante » ; ça donne l’impression que vous n’avez rien à faire ; je préfèrerais le titre de « temps disponible » pour bien montrer que cela couvre le temps (bien nécessaire) pour vous mais aussi celui que vous donnez aux autres et pas seulement pour vous distraire…
Et voilà, c’est parti. Nous nous donnons rendez-vous pour un déjeuner rapide à deux à l’Eau Vive (c’est près de mon boulot ; voici une bonne occasion de se retrouver au calme) et nous débattons du sujet. Il s’en suit une petite feuille pour cadrer la discussion, diffusée aux autres par e-mail (elles sont modernes ces femmes !). Une fois la réunion terminée, s’en suivra un nouvel échange à deux pour en parler, puis un bref compte rendu écrit (elles sont sérieuses !).
Ces chantiers nous ont également donné l’occasion de parler entre autres des Grands-Parents, vaste sujet qui mêle tendresse, soutien, sens de la vie… et parfois tension (osez me dire que ce n’est pas comme ça chez vous !), du rôle du père (eh, mais c’est qu’elles parlent de nous !), des repas en famille (‘’le sujet était tellement vaste qu’on le ré-abordera peut-être’’) et de bien d’autres thèmes aussi divers que variés, parfois surprenants, mais toujours au cœur de nos vies.
J’ai ainsi vu apparaître dans la cuisine, après  l’une des réunions, un tableau Velleda « en libre service » qui fait un peu office des « dadzibo » chinois d’antan : libre expression de nouvelles, demandes, rendez-vous à ne pas louper, mots tendres ou de bienvenue, souhaits de fêtes, voire dessins et témoins d’humeur s’y succèdent.
Je dois dire qu’on entend beaucoup moins souvent depuis, des « - Ah bon, le bébé Martin est né et vous ne me l’aviez pas dit ! - Oh pardon, c’est vrai que tu n’étais pas là quand nous en avions parlé. »
Voici ce qu’un humble mari a retenu des « chantiers ». En quelques mots :
  • des occasions de se retrouver à deux autour de sujets - ma foi - bien au contact avec notre vie,
  • une femme heureuse de s’enrichir des expériences des autres,
  • des « retombées » toutes simples mais bien positives.
  • Alors, messieurs, faites comme moi : votez « chantier éducation » !
    Un mari qui vous veut du bien.